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CONQUES

Verre contemporain - Dare d’Art à Conques

27 Juillet au 25 Aout

MAUMUSSON-LAGUIAN

MauMU invite

Dare d'art-

Verre contemporain.

 

VIROFLAY

Verre et Lumière à la Galerie de L'Ecu de France

PONT-SAINTE-MARIE

GALERIE ARTES

Collectif Dare d'Art,

Maîtres Verriers

Le verre

 

 

Le verre est fabriqué à partir d’un mélange de sable, de soude et de chaux chauffé à une température élevée pour les faire fondre. A ces trois éléments fondamentaux peuvent s’ajouter d’autres produits afin d’obtenir des verres aux propriétés particulières. Il y a approximativement  310 000  types de verre.

 

Composition du verre

 

- Les vitrifiants (70%) : la silice, apportée sous forme de sable est le principal constituant du verre. Elle fond à très haute température.

 

- Les fondants (15%) : la soude (carbonate de sodium) ou la potasse (carbonate de potassium)

 

- Les stabilisants (10%) qui évitent l’altération du verre au contact des agents atmosphériques. La chaux (oxyde de calcium) est la plus employée. L’oxyde de plomb abaisse le point de fusion et stabilise la composition.

 

Les principales techniques verrières

 

Le verre soufflé

 

Le verre soufflé est sans doute la plus répandue et la plus spectaculaire des techniques verrières.

 

Le verre est cueilli en fusion (ou cueillé) avec une canne creuse dans un four, puis soufflé, et formé à l'aide de différents instruments:

 

-  la mailloche, outil creux en bois ;

 

-  les fers à trancher, en métal qui resserrent, ouvrent ou étirent le verre ;

 

- les palettes, planchettes munies d'un manche pour aplatir une forme, former la base d'un verre ;

 

- les castagnettes en bois qui permettent de former la base (le pied) d'un verre ;

 

- les ciseaux qui coupent le verre chaud, etc.

 

Le travail du verrier va consister à colorer, épaissir, former ou déformer la boule de verre obtenue pour la façonner selon son projet.

 

Le verre moulé pressé

 

La technique du verre moulé-pressé consiste à cueillir le verre en fusion dans le four, et à le couler dans un moule métallique, puis le presser avec une forme métallique complémentaire, comportant éventuellement un décor.

 

 

Le verre au chalumeau ou verre à la flamme

 

Le verrier utilise des tubes et des barres de verre borosilicate (type Pyrex) ou sodocalcique, transparents ou colorés dans la masse qu'il chauffe à la flamme d’un chalumeau et qu'il souffle ou qu’il étire (verre filé). Les objets obtenus sont fins et légers. Les perles de verre sont réalisées avec cette technique en enroulant du verre chaud autour d’un axe, ce qui va permettre d’obtenir une perle percée.

 

 

La pâte de verre

 

Un objet en pâte de verre est réalisé à partir d’un projet en terre, ou en cire perdue sur lequel on coule un moule en plâtre réfractaire. La terre ou la cire sont enlevées (d’où le terme de cire perdue).

 

- Soit on place dans le moule des morceaux de verre ou de cristal colorés (ou  non),  et on enfourne le moule dans le four ;

 

- Soit on coule du verre chaud dans le moule. Le verre coule à l'intérieur du moule et remplit la forme en creux. L'ensemble est « recuit » très lentement.

 

Après la cuisson, le moule est cassé pour révéler l’objet. Il peut ensuite être travaillé à froid pour parachever la pièce.

 

 

Le fusing et le thermoformage

 

Dans cette technique le projet est élaboré avant la cuisson par superposition de plaques de verre, qui peuvent être colorées dans la masse (à condition que le verre soit de même qualité) ou travaillées avec de l’émail sur du verre transparent pour créer un dessin. Les plaques sont enfournées et cuites aux environs de 830°. Il en ressort une seule plaque qui va pouvoir éventuellement être déformée dans un second processus de cuisson (thermoformage, aux alentours de 600 à 700°). Il est aussi possible de faire déformation, émaux et grisailles en une seule longue cuisson.

 

 

Le vitrail

 

C’est un travail du verre à froid. Le vitrailliste réalise son «carton» (ou projet) en taille réelle. Le carton est découpé en calibres qui vont servir à couper les pièces de verre. Il coupe ensuite les morceaux de verre transparent ou colorés selon ces gabarits. Il peut préciser son dessin en faisant cuire le verre avec des grisailles aux alentours de 600°.

Les morceaux de verre sont ensuite assemblés dans un réseau de plomb. L’ensemble est ensuite mis en place.

 

 

La dalle de verre

 

Pour les vitraux en dalle de verre, les blocs de verre sont sertis avec du béton ou de la résine. Mise au point récemment par un mosaïste Jean Gaudin (1879-1954), cette technique utilise une dalle de verre coulé à la louche et moulé, colorée dans la masse, épaisse d'environ 2 à 3 cm (fabriquée en France par la maison Albertini). Son épaisseur permet de la tailler à la marteline (genre de petit marteau tranchant), lui conférant des éclats de lumière et d'intensité variables. Les vitraux en dalle de verre sont bien adaptés à l'architecture contemporaine.

 

Le travail à froid

 

La taille permet d’obtenir facettes et motifs géométriques (tour à meule rotative).

 

La gravure peut se faire :

- par sablage, procédé de dépolissage et de gravure. On projette un jet très puissant de sable sec au corindon sur l'objet.  

- à l’acide fluorhydrique qui attaque le verre dans son épaisseur.

- à la roue (roue verticale en cuivre ou en pierre, actionnée électriquement). Epaisseur et dimension de la roue varient selon l’effet voulu.

  

Le meulage  (permet la finition d’une pièce jusqu’au polissage avec un disque de feutre et du cérium.